Profil d'espèce

Castilléjie des rochers

Nom scientifique : Castilleja rupicola
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2005
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Initiatives de rétablissement | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Castilléjie des rochers

Description

La castilléjie des rochers est une herbe vivace qui peut atteindre une hauteur de 10 à 20 cm. Ses tiges, légèrement poilues, sont étalées à la base, puis dressées vers le haut. Ses feuilles, disposées en alternance autour des tiges, sont généralement constituées de trois à cinq lobes. Ses petites fleurs, plus ou moins nombreuses, sont regroupées en un épi dense, situé au bout des tiges. Les fleurs sont entourées de petites feuilles spécialisées, les bractées, d'un rouge écarlate ou cramoisi. La plupart des bractées sont composées de cinq lobes séparés par des échancrures profondes et sont beaucoup plus courtes que les fleurs. De couleur verdâtre, les fleurs sont constituées de deux lèvres, avec celle du dessus en forme de bec. Les fruits sont secs et contiennent de nombreuses graines.

Haut de la page

Répartition et population

On trouve la castilléjie des rochers depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu'au centre de l'Oregon. Au Canada, l'espèce n'a été observée que dans les bassins des rivières Chilliwack et Skagit (dans les monts Cascades du sud-ouest de la Colombie-Britannique) et à un site historique du sud de la chaîne Côtière, au mont Brunswick.   Un total de 15 populations historiques et existantes ont été répertoriées à ce jour en Colombie-Britannique. Trois populations ont été découvertes récemment, soit en 2003, dans la vallée de la rivière Skagit, dans le sud-ouest de la province. Onze autres populations, documentées entre 1901 et 1999, se trouvent dans les vallées des rivières Skagit et Chilliwack. Une récolte a été faite en 1912 au mont Brunswick, dans le sud de la chaîne Côtière. On ne dispose de pratiquement aucune information sur la taille de ces 12 dernières populations, dont certaines sont possiblement disparues. Les trois populations découvertes récemment comptaient de 1 à 3 individus.   Les tendances de ces populations sont inconnues, mais on peut présumer qu'elles dépendent de la durée de vie des plantes. En outre, étant donné que ces plantes ne semblent exister qu'en très petit nombre, le succès de la germination des graines et le taux de survie des plantules doivent largement déterminer les tendances de leurs populations.

Haut de la page

Habitat

La castilléjie des rochers vit en montagne, sur des sols graveleux ou rocheux, souvent dans des crevasses sur des falaises, des affleurements rocheux et des crêtes situés en haute altitude. La végétation de ces milieux est clairsemée, et plus on s’élève en altitude, plus les prés et les bosquets d’arbres cèdent la place aux herbes courtes et aux arbres rabougris.

Haut de la page

Biologie

Il existe peu d'information sur la biologie de la castilléjie des rochers. On croit cependant que la plupart, sinon l'ensemble, des espèces de ce genre ont besoin que leurs fleurs soient fécondées par le pollen d’autres fleurs pour qu’il y ait production de graines. Un grand nombre d'espèces seraient pollinisées par les colibris, alors que d'autres le seraient par les abeilles. La production de graines revêt probablement une importance capitale pour la castilléjie des rochers, car l'espèce ne semble pas connaître d'autres modes de reproduction. La dispersion des graines se fait sur de courtes distances, probablement par le vent, les oiseaux ou les petits mammifères.   Il est probable que, à l'instar d'autres espèces du même genre, la castilléjie des rochers soit un parasite facultatif des racines d'autres plantes. Même si l’espèce est capable de se développer normalement en l’absence de plantes hôtes, la plupart des individus semblent croître plus rapidement en leur présence. Les castilléjies obtiennent des nutriments supplémentaires en développant des structures spéciales semblables à des racines qu’elles fixent sur les racines de leurs plantes hôtes, y compris d’autres castilléjies.

Haut de la page

Menaces

Aucune menace importante ne pèse actuellement sur les populations canadiennes de la castilléjie des rochers. Par contre, si les projections de réchauffement planétaire se réalisent, il est possible que ses habitats en haute altitude en soient affectés. À l'heure actuelle, il est toutefois impossible de prévoir la nature précise des modifications des habitats de l'espèce qui découleraient des changements climatiques.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Castilléjie des rochers est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la castilléjie des rochers (Castilleja rupicola) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Équipe pour la castilléjie des rochers

  • Brenda Costanzo - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 250-387-9611  Téléc. : 250-356-9145  Envoyer un courriel

Haut de la page

Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour Pour le moment, la castilléjie des rochers ne fait face à aucune menace importante; elle est inscrite comme étant une espèce menacée en raison de son aire de répartition restreinte et de sa petite population. Des études donnent à penser qu’il existe moins de 250 plants de castilléjie des rochers en Colombie-Britannique, mais également que des plants sains se reproduisent. Un programme de rétablissement contribuera à planifier le rétablissement de cette espèce. Résumé des activités de recherche et de suivi On recommande que des études soient menées aux deux à cinq ans afin de surveiller les tendances des populations, la persistance, la taille et les changements dans les caractéristiques de l’habitat. Résumé des activités de rétablissement Parmi les activités recommandées, on trouve les suivantes : s’assurer que des plans de gestion soient établis pour les populations des parcs provinciaux; établir le niveau de menace pour les populations; mettre en place des panneaux de signalisation afin d’indiquer aux visiteurs la présence d’espèces en péril dans le secteur et afin d’éviter les perturbations.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie des rochers (Castilleja rupicola) au Canada (2005)

    La castilléjie des rochers (Castilleja rupicola) est une graminée vivace pouvant atteindre une hauteur de 20 cm. Ses feuilles, alternes, ont généralement de trois à cinq lobes linéaires et étalés. L'inflorescence consiste en un épi terminal dense composé de petites fleurs entourées de bractées (structures foliaires spécialisées) de bonne taille et de couleur vive. La plupart des bractées, d'un rouge écarlate ou cramoisi, sont composées de cinq lobes séparés par des échancrures profondes et sont beaucoup plus courtes que les fleurs, de couleur verdâtre.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Castilléjie des rochers (2005)

    Il s’agit d’une plante vivace occurrence  limitée géographiquement aux falaises, aux affleurements rocheux et aux crêtes situées en haute altitude. Les petites populations fragmentées sont composées d’individus dispersés, probablement moins de 250 plants, qui sont exceptionnellement vulnérables aux événements stochastiques.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la castilléjie des rochers (Castilleja rupicola) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP de la castilléjie des rochers et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise la ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La province de la Colombie-Britannique a remis le programme de rétablissement de la castilléjie des rochers ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce programme a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017