Profil d'espèce

Fissident pygmée

Nom scientifique : Fissidens exilis
Taxonomie : Mousses
Distribution : Colombie-Britannique, Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : Non en péril
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Fissident pygmée

Description

Le fissident pygmée (Fissidens exilis) est une mousse éphémère qui produit périodiquement des plantes minuscules (jusqu’à 2 mm de hauteur) portant 4 à 8 feuilles. Les plantes prennent naissance sur un tapis constitué de filaments verts indifférenciés, ou « protonéma », qui persiste à la surface et dans la couche superficielle du sol entre les périodes d’activité reproductrice. L’espèce peut être identifiée par l’examen de certaines caractéristiques microscopiques de ses individus feuillés (gamétophores), mais il est impossible d’identifier visuellement le protonéma. Des capsules remplies de spores, portées sur des soies mesurant 2 à 9 mm, sont fixées au sommet de chaque plante mature fécondée. La probabilité de détection du fissident pygmée est plus élevée lorsque des capsules sont présentes, surtout dans les grandes colonies de l’espèce.

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Répartition et population

Le fissident pygmée est présent en Europe, en Asie, en Afrique, dans les Antilles, en Nouvelle Zélande et en Amérique du Nord. Certains auteurs avancent que l’espèce pourrait avoir été introduite dans les trois dernières régions, mais aucune donnée concluante ne le prouve. En Amérique du Nord, le fissident pygmée a été découvert en 1947, à Cleveland, en Ohio, et l’espèce a été signalée dans au moins quinze États de l’est des États Unis ainsi que dans les provinces canadiennes suivantes : Nouvelle Écosse, Québec, Ontario et Colombie Britannique. Certains experts croient que l’espèce pourrait avoir été introduite en Colombie Britannique. Les activités de recherche ciblant le fissident pygmée exigent l’application de méthodes exhaustives particulières tenant compte des difficultés propres à la détection des mousses éphémères, dont l’identification visuelle est possible uniquement dans certaines conditions sporadiques. De telles méthodes n’ont pas été appliquées, et la plupart des sous populations connues de l’espèce ont été découvertes de manière opportuniste.

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Habitat

En Amérique du Nord, la plupart des individus de l’espèce ont été trouvés principalement sur des sols ou des loams de type argileux dénudés, humides et au moins partiellement ombragés. L’espèce a été récoltée dans des zones boisées en bordure de cours d’eau et de ravins, dans des plaines inondables, sur des falaises, des plages, en bordure de routes, sur des sentiers et dans d’autres milieux où du sol dénudé est exposé. L’emplacement des parcelles d’habitat est transitoire et peut être imprévisible, en raison de divers phénomènes naturels ou liés aux activités humaines. Aucune tendance générale ne se dégage en ce qui concerne l’habitat de prédilection du fissident pygmée.

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Biologie

Le fissident pygmée est une espèce éphémère dont la stratégie de survie est « fugitive » : le cycle vital et le cycle de reproduction des plantes feuillées de l’espèce sont courts (moins de un an), ne sont pas liés aux saisons et sont largement tributaires de facteurs abiotiques. La petite taille du fissident pygmée lui permet de parvenir à maturité plus rapidement que les grandes mousses, dont les processus de développement prennent plus de temps. L’effort de reproduction est relativement élevé chez le fissident pygmée, puisque chaque plante minuscule ou presque produit une capsule remplie de spores. Ces petites spores (mesurant moins de 20 um) sont caractéristiques des espèces dont les spores persistent longtemps dans le réservoir de spores. Ces caractéristiques permettent aux individus feuillés du fissident pygmée d’accomplir leur cycle vital dans les milieux transitoires de début de succession et d’éviter les facteurs de stress durant les périodes où l’habitat n’est pas propice en persistant sous des formes (spores et filaments souterrains) qui sont moins vulnérables aux conditions défavorables. Les spores sont dispersées d’une hauteur de moins de 1 cm au dessus du substrat, et la plupart des individus de l’espèce ont été trouvés dans des milieux au moins partiellement abrités. La dispersion des spores sur de grandes distances pourrait donc être très peu fréquente. La dispersion de sol comportant des spores ou des individus de l’espèce par l’intermédiaire de divers vecteurs biotiques et abiotiques pourrait être importante.

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Il est possible d’inférer certaines menaces en se fondant sur la biologie générale des mousses et sur les différents milieux où le fissident pygmée a été trouvé, mais aucune recherche n’a permis de déterminer les menaces particulières pesant sur cette espèce. Certaines activités humaines qui menacent habituellement d’autres espèces végétales pourraient avoir un effet neutre ou bénéfique sur le fissident pygmée, qui dépend de perturbations localisées du sol.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Fissident pygmée Fissidens exilis au Canada (2016)

    Le fissident pygmée (Fissidens exilis) est une mousse éphémère qui produit périodiquement des plantes minuscules (jusqu'à 2 mm de hauteur) portant 4 à 8 feuilles. Les plantes prennent naissance sur un tapis constitué de filaments verts indifférenciés, ou « protonéma », qui persiste à la surface et dans la couche superficielle du sol entre les périodes d'activité reproductrice. L'espèce peut être identifiée par l'examen de certaines caractéristiques microscopiques de ses individus feuillés (gamétophores), mais il est impossible d'identifier visuellement le protonéma. Des capsules remplies de spores, portées sur des soies mesurant 2 à 9 mm, sont fixées au sommet de chaque plante mature fécondée. La probabilité de détection du fissident pygmée est plus élevée lorsque des capsules sont présentes, surtout dans les grandes colonies de l'espèce.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Fissident pygmée (2017)

    Cette espèce a une zone d’occurrence canadienne très grande, présente sur les côtes du Pacifique et de l’Atlantique ainsi que dans le centre du Canada. Malgré une faible détectabilité qui complique les tentatives de quantifier la taille et les tendances de la population, le nombre d’occurrences connues a augmenté de 7 à 21 depuis 2005, et il est attendu que davantage d’occurrences seront documentées grâce aux efforts de recherche qui se poursuivent. Bien que l’espèce soit présente dans certaines régions densément peuplées du Canada, incluant le sud de l’Ontario, aucun déclin ou menaces imminentes directes ne sont connus pour cette espèce. Une perturbation localisée du sol est requise pour un habitat convenable, de sorte que certaines perturbations humaines pourraient en fait profiter à l’espèce. Bien que les données soient insuffisantes dans de multiples aspects de sa biologie, de son écologie, de sa répartition et de son abondance, rien n’indique que cette espèce est en péril au Canada.
  • Énoncés de réaction - Fissident pygmée (2005)

    Il s’agit d’une mousse dont la répartition est limitée dans l’est de l’Amérique du Nord, mais qui est répandue en Europe. La présence de quelques populations a été confirmée au Canada, principalement en Ontario, où elles se trouvent dans des zones très peuplées et aménagées et où l’on sait que les habitats naturels sont largement exposés à de graves menaces. Bien qu’elle soit de nature cryptique, cette espèce pousse souvent avec d’autres petites espèces dont l’aire de répartition est bien documentée. L’espèce préfère les régions boisées, où on la trouve généralement poussant sur l’argile brute ou des sols remaniés. La plupart de ses emplacements sont situés dans des zones bénéficiant d’un certain degré de protection en matière de conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du fissident pygmée (Fissidens exilis) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement est la ministre compétente en vertu de la LEP du fissident pygmée et a élaboré ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, il a été préparé en collaboration avec les gouvernements de la Colombie-Britannique, de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle Écosse.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017