Profil d'espèce

Phacélie rameuse

Nom scientifique : Phacelia ramosissima
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2005
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Phacélie rameuse

Taxinomie

Comme l’espèce n’est représentée au Canada que par sa variété ramosissima, le nom de phacélie rameuse est utilisé ici sans préciser la variété.

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Description

La phacélie rameuse est une herbacée vivace aux tiges couchées ou légèrement dressées d’une longueur de 0,5 à 1,5 m. Les feuilles, mesurant entre 10 et 20 cm de longueur et entre 3 et 10 cm de largeur, sont disposées en alternance tout autour de la tige. Les tiges et les feuilles sont pourvues de poils glanduleux. Les fleurs, de couleur lavande, crème pâle ou parfois blanche, sont réunies au bout des tiges en groupes serrés en forme de têtes de violon. Les fruits sont des capsules qui contiennent de 8 à 12 graines. En Colombie-Britannique, il est possible de confondre l’espèce avec la phacélie hastée, qu’on trouve aussi dans le sud de la vallée de l'Okanagan. Les deux espèces se distinguent toutefois facilement par leurs feuilles. Simples chez la phacélie hastée, elles possèdent des lobes découpés et dentés chez la phacélie rameuse.

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Répartition et population

On trouve la phacélie rameuse dans l'ouest de l'Amérique du Nord, depuis la vallée de l'Okanagan dans le centre-sud de la Colombie-Britannique jusque dans le Nevada et le sud de la Californie, en passant par l'État de Washington et l'Oregon. En Colombie-Britannique, on a observé l’espèce à 12 endroits sur les versants du mont Kruger, près d'Osoyoos, dans le sud de la vallée de l'Okanagan. La phacélie rameuse a probablement toujours été rare en Colombie-Britannique, puisqu'elle s'y trouve à la limite nord de son aire de répartition et n'y pousse que dans un habitat spécialisé. L'effectif canadien total de l’espèce est réparti dans trois populations distinctes, toutes situées sur le mont Kruger dans le sud de la vallée de l'Okanagan. Il y a une population sur le versant ouest, une sur le versant nord et une sur le versant est, cette dernière comptant actuellement huit sous-populations. Deux autres sous-populations qui étaient situées sur le versant est sont aujourd'hui disparues. L'effectif total des trois populations existantes s'élève à moins de 700 individus. On ne connaît pas les tendances de ces populations, aucun suivi n'ayant été réalisé depuis que l'espèce a été signalée pour la première fois en 1986.

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Habitat

On trouve les populations canadiennes sur les pentes du mont Kruger, dans le sud de la province. Cette zone, située dans le sud de la vallée de l'Okanagan, est l'une des régions les plus peuplées et les plus développées de l'intérieur de la province. On y trouve la phacélie rameuse seulement dans des bandes étroites de talus d'éboulis et de débris rocheux extrêmement secs situés au pied de falaises et d'affleurements rocheux, habituellement calcaires. À ces endroits, la végétation est souvent clairsemée en raison des conditions difficiles.

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Biologie

On dispose de peu d’informations sur la biologie de la phacélie rameuse. On sait toutefois que l'espèce est une vivace qui pousse bien dans les endroits qui reçoivent peu de précipitations durant la saison de croissance. Il semble donc que l'eau du sol, qui est renouvelée chaque hiver, suffise à la croissance et à la production de fleurs et de graines. On dit que la plante est héliotropique, ses fleurs s'orientant pour faire face au soleil tout au long de la journée. Les abeilles, qui sont d'importants pollinisateurs de l'espèce en Californie, le sont probablement aussi dans le sud de la vallée de l'Okanagan, où les individus sont suffisamment rapprochés les uns des autres pour qu'il y ait transfert effectif de pollen. Les plantes produisent une grande quantité de graines. La dispersion à courte distance se fait probablement par de petits oiseaux ou mammifères et, dans certains cas, par le déplacement des graines vers le bas des pentes.

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Menaces

En règle générale, les milieux naturels de la vallée de l'Okanagan où on retrouve l’espèce ont subi un déclin marqué pendant les dernières années en raison de divers projets d'aménagement des terres. En effet, les terrains se prêtaient bien à la création de vergers, de vignobles, de terrains de golf et d'ensembles résidentiels ainsi qu'au développement industriel. La population du sud de l'Okanagan connaît actuellement la plus forte croissance de la province. En Colombie-Britannique, la phacélie rameuse est donc exposée à une perte continue d'habitat. On ne la trouve que dans les talus d'éboulis du sud de la vallée de l'Okanagan; la répartition canadienne de l'espèce est donc très restreinte. L'activité minière et l'urbanisation observées dans la région du mont Kruger constituent des menaces importantes pour la population canadienne. D’ailleurs, la disparition de deux sous-populations connues est due à ces facteurs.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Phacélie rameuse est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, l’espèce n’est protégée par aucune loi provinciale. Toutefois, une population (versant ouest du mont Kruger) et une sous-population (sur le versant est) sont situées dans la zone protégée des prairies du sud de la vallée de l'Okanagan et bénéficient ainsi d'une protection en vertu de la Provincial Park Act.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la phacélie rameuse (Phacelia ramosissima var. ramosissima) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Phacélie rameuse (Phacelia ramosissima) au Canada (2005)

    La phacélie rameuse (Phacelia ramosissima) appartient à un genre qui comprend environ 150 espèces, surtout observées dans l'ouest de l'Amérique du Nord et au Mexique. On trouve huit de ces espèces en Colombie Britannique et onze au Canada. Étant donné que le Phacelia ramosissima ne compte qu'une seule variété au Canada (var. ramosissima), on parlera simplement de P. ramosissima tout au long du rapport, sauf lorsqu'il sera nécessaire de distinguer la variété présente au Canada des autres variétés trouvées aux États-Unis.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Phacélie rameuse (2005)

    Il s’agit d’une plante vivace très limitée géographiquement dont on ne connaît que trois petites populations comptant moins de 1 000 plants. L’espèce est exposée à une perte continue d’habitat ainsi qu’au déclin de sa population à cause de l’expansion urbaine ainsi que des activités minières.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la phacélie rameuse (Phacelia ramosissima var. ramosissima) au Canada (2012)

    La phacélie rameuse a été inscrite sur la liste de l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) comme espèce en voie de disparition en août 2006. Dans l’esprit de collaboration de l’Accord pour la protection des espèces en péril, le gouvernement de la Colombie-Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d’adopter le Programme de rétablissement de la phacélie rameuse (Phacelia ramosissima var. ramosissima) en Colombie-Britannique, conformément à l’article 44 de la Loi sur les espèces en péril. En tant que ministre compétent en vertu de la LEP, le ministre fédéral de l’Environnement a inclus un ajout (Partie 1) au présent programme de rétablissement afin de répondre aux exigences de la LEP, et a exclu la partie relative aux considérations socioéconomiques. Les facteurs socioéconomiques ne font pas partie du processus de prise en considération pour les programmes de rétablissement élaborés en vertu de la LEP. Ces facteurs sont isolés de cette phase stratégique de la planification du rétablissement. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de l’espèce en pièce jointe (Partie 2), en collaboration avec Environnement Canada. En raison d’un problème de traduction, les figures A1, A2, A3, A4, A5 et 3 ont été remplacées dans le Programme de rétablissement de la phacélie rameuse (Phacelia ramosissima var. ramosissima) au Canada

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.