Profil d'espèce

Requin-taupe bleu Population de l'Atlantique

Nom scientifique : Isurus oxyrinchus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador , Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2017
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


Recherche avancée

Liens rapides : | Information sur cette espèce | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Requin-taupe bleu

Information sur cette espèce

Requin-taupe bleu Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) est l'une des cinq espèces de la famille des Lamnidés, qui comprend le grand requin blanc et le requin-pélerin. C'est un requin fusiforme, dont la couleur varie du bleu nuit au pourpre sur la partie dorsale et au blanc vers le bas. Il est doté d'une tête conique, d'un museau pointu et d'une nageoire caudale en forme de croissant. Sa bouche en U est garnie de grandes dents pointues qui paraissent même quand la bouche est fermée. Il peut atteindre plus de 4 mètres. Répartition Le requin-taupe bleu est présent dans toutes les mers tempérées et tropicales du monde. Dans l'Atlantique Nord-Ouest, il fréquente aussi bien les eaux du large que les zones côtières, des Bermudes à l’est de Terre-Neuve. Dans les eaux canadiennes, qui représentent la limite son aire de répartition, on en a observé dans les Grands Bancs du large de Terre-Neuve ainsi que le long du plateau néo-écossais jusqu'au banc Georges. Les expériences de marquage indiquent que le requin-taupe bleu est un grand migrateur et que sa répartition semble être liée à la température de l'eau, qu’il préfère de 17 à 22 oC. Il migre vers la côte atlantique du Canada, habituellement à la fin de l'été et en automne, où il fréquente habituellement les eaux chaudes du Gulf Stream. Habitat Ce poisson possède une très grande faculté d'adaptation. Il peut supporter d'importants changements de température ainsi que des variations de la disponibilité des aliments dans toute son aire de répartition. Le requin-taupe bleu se nourrit habituellement d'autres poissons, dont le thon, le maquereau, le tassergal et l'espadon, mais il peut aussi manger des mammifères marins. Biologie Contrairement à la plupart des autres requins, les Lamnidés peuvent régulariser leur température corporelle; le requin-taupe bleu maintient la sienne de 1 à 10 oC au-dessus de celle de l'eau ambiante. Cela permet à ce requin (qui est un des plus rapides au monde) de continuer à nager très vite lorsqu'il traverse des eaux plus profondes et plus froides. Les femelles atteignent à maturité une longueur totale de 2,7 à 3 m (vers environ 17 ans) et leur progéniture se compose d'environ 4 à 25 petits, qui naissent au terme d'une période de gestation d'environ 15 à 18 mois. À la naissance, les petits mesurent environ 70 cm. Bien que les mâles soient de taille un peu plus petite (2 à 2,2 m) que les femelles, ils arrivent à maturité beaucoup plus tôt (7 à 9 ans). Sa longévité minimale a été estimée à 24 ans et son espérance de vie peut aller jusqu'à 45 ans. Menaces Selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), la pêche, en particulier à la palangre pélagique, est la menace la plus importante qui pèse contre le requin-taupe bleu. Il n'y a pas d'estimation fiable de l'abondance de cette espèce et le fait que la pêche à la palangre est très peu surveillée accroît l'incertitude quant aux tendances de l'abondance de cette espèce. Le requin-taupe bleu ne fait pas l’objet d’une pêche dirigée au Canada atlantique, mais il est capturé accessoirement dans d'autres pêches de poissons pélagiques, comme celles de l'espadon, d'autres requins et du thon. Les études sur les prises accessoires dans les eaux canadiennes de l'Atlantique indiquent que le requin-taupe bleu représente de 2 à 3 % du poids total des prises de la pêche de l'espadon à la palangre pélagique. Comme ce requin a une chair très convoitée, les prises accessoires sont rarement remises à l'eau. Des études internationales fondées sur les données de prises à la palangre des pêcheurs américains et japonais indiquent un déclin (de 40 à 50 %) des taux de prises de requin-taupe bleu. Bien qu'on n'ait pas observé pareil recul dans les eaux canadiennes de l'Atlantique, des études préliminaires dénotent une diminution récente de l'abondance des gros spécimens. Le requin-taupe bleu est prisé des pêcheurs sportifs, qui l'apprécient pour sa « combativité » et pour sa chair comestible. Protection existante Ce requin est géré en vertu du Plan de gestion intégrée de la pêche des requins pélagiques du Canada atlantique, qui autorise des prises accessoires illimitées de requin-taupe bleu, mais exige une vérification à quai intégrale (100 %) des prises. Quant à la pêche récréative, il s'agit uniquement d'une pêche avec remise à l'eau des captures, sauf lorsqu'elle a lieu dans le cadre de tournois de pêche, où les carcasses peuvent être gardées à des fins d'études scientifiques. Enfin, l'ablation des ailerons (pratique consistant à enlever les ailerons pour les vendre et à rejeter la carcasse) est interdite dans les eaux canadiennes depuis 1994.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Requin-taupe bleu (2006)

    En tant que grand requin pélagique (longueur maximale de 4,2 m) qui atteint la maturité assez tardivement (de 7 à 8 ans), l'espèce a des caractéristiques de cycle biologique qui la rendent particulièrement susceptible à un taux croissant de mortalité de toutes sources, y compris des activités humaines. L'espèce est circumglobale dans les eaux tempérées et tropicales. Les individus trouvés du Canada Atlantique sont considérés comme faisant partie d'une population plus vaste de l'Atlantique Nord. Puisqu'il ne semble pas y avoir de raison de supposer que la « population » du Canada Atlantique est démographiquement ou génétiquement indépendante de la population plus vaste de l'Atlantique, la situation de l'espèce du Canada Atlantique devrait donc refléter la situation de l'espèce dans l'ensemble de l'Atlantique Nord. Bien qu'il n'y ait pas de déclin dans un indicateur de la situation pour l'espèce du Canada Atlantique, deux analyses indiquent des déclins récents dans l'ensemble de l'Atlantique Nord (40 % de 1986 à 2001; 50 % de 1971 à 2003). Les causes principales du déclin de cette espèce (mortalité causée par la prise accessoire pendant des activités de pêche à la palangre et d'autres pêches) sont comprises et pourraient être renversées, mais ces causes de mortalité n'ont pas été réduites de façon adéquate.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2006 (2006)

    Le rapport annuel de 2006 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Cahier de consultation au sujet de l’inscription à la Liste des espèces en péril pour les populations de l’Atlantique du requin bleu, du requin-taupe bleu, et du grand requin blanc (2007)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée si le requin bleu (population de l’Atlantique), le requin-taupe bleu (population de l’Atlantique), et le grand requin blanc (population de l’Atlantique) devraient être ajoutés à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de ces espèces à la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout de ces espèces à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).