Profil d'espèce

Morse de l'Atlantique

Nom scientifique : Odobenus rosmarus rosmarus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Nunavut, Manitoba, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador , Océan Arctique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Morse de l'Atlantique ( Population de l'Atlantique Nord-Ouest ) Non active Disparue du pays

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Image de Morse de l'Atlantique

Morse de l'Atlantique Photo 1

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Description

Le morse de l’Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus) est un mammifère marin sociable de grande taille. Il s’agit d’une des deux sous espèces de morse qui existent encore, l’autre étant le morse du Pacifique (O. r. divergens). Ensemble, ils forment les seuls représentants vivants de la famille des odobénidés. Couramment appelé Aivik (inuktitut), Morzh (russe), Rostungur (islandais) et Valross (suédois), le morse de l’Atlantique présente les caractéristiques suivantes : grand corps avec des membres en forme de nageoires; nageoires avant sur lesquels l’animal peut se dresser; nageoires arrière similaires à celles des phoques; peau de deux à quatre centimètres d’épaisseur; canines supérieures en forme de longues défenses; plus longues et plus larges chez le mâle que chez la femelle; moustache formée de vibrisses en forme d’aiguillons; les poils chez le nouveau-né sont gris argenté; ils sont épars chez l’adulte; couleur brun cannelle; peut prendre une teinte rose durant les journées chaudes ou blanche après une longue plongée; les nouveau-nés pèsent environ 55 kg et mesurent 1,2 m; les mâles adultes peuvent atteindre 1 100 kg et 3,1 m et les femelles, 800 kg et 2,8 m.

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Répartition et population

L’aire de répartition mondiale du morse de l’Atlantique s’étend depuis le centre de l’Arctique canadien jusqu’à la mer de Kara vers l’est et depuis Svalbard, au nord, jusqu’en Nouvelle Écosse, au sud. Deux populations distinctes, l’une à l’est et l’autre à l’ouest du Groenland, sont présentes dans cette aire de répartition. Au Canada, l’aire de répartition des morses de l’Atlantique s’étend depuis l’île Bathurst et l’île Prince-de-Galles jusqu’au détroit de Davis et depuis la baie James vers le nord jusqu’au bassin Kane. Quatre populations distinctes de morses subsistent au Canada : 1) la population du sud et de l’est de la baie d’Hudson; 2) la population du nord de la baie d’Hudson et du détroit de Davis; 3) la population du bassin Foxe; 4) la population de la baie de Baffin (Extrême Arctique). Une cinquième population est considérée disparue.

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Habitat

Les exigences du morse de l’Atlantique en matière d’habitat sont très particulières. Ce dernier a besoin de vastes étendues d’eaux libres peu profondes (80 m ou moins) accueillant une abondante communauté de myes. En outre, il doit avoir accès à des « échoueries » sur glace ou sur terre à proximité. La banquise mouvante lui convient parfaitement. Toutefois lorsque la glace est rare, de grands troupeaux se rassemblent dans des échoueries terrestres (uglit), qui se trouvent souvent sur des rivages bas et rocheux dans des zones sublittorales escarpées. La reproduction a lieu de février à avril. Les mâles atteignent la maturité entre l’âge de sept et treize ans. Ils se disputent les femelles et peuvent même en défendre l’accès jusqu’à cinq jours durant. Les femelles atteignent la maturité entre l’âge de cinq et dix ans et mettent bas une fois tous les trois ans en moyenne. La gestation durant environ 11 mois et les petits peuvent être allaités jusqu’à l’âge de 27 mois. La protection des mères et du troupeau assure un taux de survie élevé des petits.

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Biologie

Régime alimentaire Les aliments de prédilection du morse sont des organismes vivant au fond de la mer, comme les myes et les oursins de mer. Les morses trouvent vraisemblablement leurs proies dans les sédiments du fond à l’aide de leurs moustaches et les déterrent avec le museau. Ils aspirent les myes de leur coquille en créant un vide avec leur langue. On sait également que les morses s’alimentent de poissons à l’occasion et on a trouvé, dans les estomacs de certains adultes, des morceaux de peau ou de gras de phoque ou de baleine. Les morses âgés de moins de trois ans consomment surtout du lait. Espèces semblables Il n’existe aucune espèce semblable. Le morse du Pacifique, qui est une sous-espèce, est plus gros et possède de plus longues défenses et une tête plus large.

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Menaces

La population des Maritimes a fait l’objet d’une chasse intensive, particulièrement durant les XVIIe et XVIIIe siècles, et a disparu avant la fin du XVIIIe siècle. À l’heure actuelle, la chasse demeure la menace la plus importante qui pèse sur les quatre populations subsistantes.

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Morse de l'Atlantique Odobenus rosmarus rosmarus au Canada – Mise à jour (2006)

    Les morses sont des Pinnipèdes grégaires de grande taille. Ils sont dotés de nageoires avant sur lesquelles ils peuvent se dresser, comme les Otariidés, et de nageoires arrière dont la structure et la fonction sont similaires à celles des phoques de la famille des Phocidés. Les canines supérieures se développent en de longues défenses. La moustache est formée de vibrisses en forme d’aiguillons. À la naissance, les morses mesurent 120 cm de long et pèsent environ 55 kg. Les mâles peuvent atteindre 315 cm (~ 1 100 kg), et les femelles, environ 277 cm (~ 800 kg). La peau couverte de poils épars est brun cannelle, mais peut prendre une teinte rose les journées chaudes ou presque blanche après une longue plongée en eau froide. Le morse de l’Atlantique [Odobenus rosmarus rosmarus (Linné, 1758)] est l’une des deux sous-espèces existantes du morse, l’autre étant le morse du Pacifique (O. r. divergens). La classification taxinomique des morses qui vivent dans la mer de Laptev est incertaine.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Morse de l'Atlantique (2006)

    Le morse de l’Atlantique au Canada a été traité par le COSEPAC comme deux populations distinctes en 1987 et en mai 2000. En avril 2006, le COSEPAC a inclus les deux populations dans une seule unité désignable pour le morse de l’Atlantique au Canada, laquelle espèce a été désignée « préoccupante ». Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Morse de l'Atlantique (2006)

    Cinq populations, s’étendant de la Nouvelle-Écosse à l’Extrême-Arctique, sont reconnues à des fins de gestion en fonction de la répartition géographique, de la génétique et des données basées sur les isotopes du plomb.  Certaines des populations semblent être plus en péril que d’autres en raison de la chasse excessive et pourraient être menacées. Cependant, il y a un manque de connaissances au sujet de la structure des populations pour pouvoir les évaluer séparément. La population de la Nouvelle‑Écosse, de Terre‑Neuve et du golfe du Saint‑Laurent a été chassée au point de disparaître du pays à la fin du XVIIIe siècle. Des observations récentes sporadiques d’individus et de petits groupes dans le golfe du Saint‑Laurent et au large de la Nouvelle‑Écosse ne sont pas considérées comme preuves de rétablissement. La population du sud et de l’est de la baie d’Hudson compte apparemment quelques centaines d’individus, bien que la taille et la structure de la population soient peu connues. Des observations effectuées depuis la fin des années 1930 jusqu’à présent indiquent que les nombres ont diminué considérablement, mais le taux de diminution ne peut pas être quantifié, et on ne sait pas si le déclin se poursuit. La petite taille de la population laisse croire que celle-ci pourrait être sensible aux perturbations et aux petites augmentations des activités de chasse. La population totale du nord de la baie d’Hudson et du détroit de Davis pourrait être aussi petite que de 4 000 à 6 000 individus. La durabilité des prises minimums actuelles est incertaine. Une partie de cette population est chassée dans les eaux du Groenland. La population du bassin Foxe était estimée à 5 500 individus en 1989. On ne sait pas si les taux d’exploitation actuels sont durables. Il est possible que la chasse ait réduit la population de la baie de Baffin (Extrême-Arctique) à seulement un faible pourcentage de son nombre d’individus présents en 1900. Le peu d’information disponible indique que la population actuelle est petite et qu’une portion de celle-ci continue d’être chassée à des niveaux non durables dans la région des eaux du Nord du Canada et dans le nord-ouest du Groenland. Toutefois, les données de suivi par satellite et l’information génétique indiquent que certains individus de cette population habitent l’archipel canadien (ouest des détroits de Jones et Penny et détroit de Lancaster) et ne sont pas exposés à la chasse excessive. De meilleurs renseignements sont requis au sujet de la taille et de la composition des populations, des déplacements saisonniers, des paramètres vitaux et de la mortalité attribuable à la chasse. La menace la plus importante est la chasse excessive, notamment en ce qui concerne les populations qui habitent les parties méridionale et septentrionale de l’aire de répartition actuelle de l’espèce. L’espèce se qualifie presque pour le statut « menacée » et nécessite un plan efficace de gestion de la chasse. Aucun plan de gestion n’est actuellement en place pour l’espèce. Bien que des niveaux maximum de récolte aient été établis pour quelques collectivités, on ne sait pas s’ils sont efficaces pour éviter la chasse excessive.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2006 (2006)

    Le rapport annuel de 2006 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Guide de consultation sur l’ajout du morse de l’Atlantique à la liste de la LEP en tant qu’espèce préoccupante (2006)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée si le morse de l’Atlantique devrait être ajouté à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de cette espèce à la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout de cette espèce à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).