Profil d'espèce

Épinoche à trois épines géante

Nom scientifique : Gasterosteus aculeatus
Autres noms/noms précédents : Épinoche géante ,Épinoche géante à trois épines ,Gasterosteus sp.
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Image de Épinoche à trois épines géante

Épinoche à trois épines géante Photo 1

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Description

L’épinoche à trois épines géante est un poisson d’eau douce, probablement descendant de l’épinoche à trois épines marine (Gasterosteus aculeatus). L’épinoche à trois épines d’eau douce a généralement trois épines dorsales, une épine anale, deux épines pelviennes et des plaques osseuses sur les côtés de son corps. Les principales caractéristiques de l’épinoche à trois épines géante comprennent sa taille inhabituellement grande (entre 80 et 85 mm de longueur), un corps hydrodynamique, un plus grand nombre de branchiospines et de plaques osseuses sur les côtés du corps, de plus longues épines pelviennes, et une coloration noire avec ombrage argenté et des barres foncées sur les flancs. La livrée de frai de ces poissons est anormalement foncée par rapport à la livrée de frai rouge plus typique observée chez d’autres espèces d’épinoches.

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Répartition et population

L’épinoche à trois épines géante n’est présente que dans les lacs Mayer et Drizzle, sur l’île Graham, à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique. On estime le nombre d’individus matures à plusieurs dizaines de milliers dans la lac Mayer, et à plus de 100 000 dans le lac Drizzle.

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Habitat

En général, l’espèce semble avoir besoin des éléments suivants : une productivité soutenue dans les habitats littoraux et en eaux libres, y compris de la végétation riveraine naturelle, l’absence d’espèces envahissantes, et des plages de sable et de gravier en pente douce. Les lacs Mayer et Drizzle sont des plans d’eau peu profonds, acides et fortement colorés situés dans les basses terres et composés principalement de tourbières de Sphagnum spp. et de forêts de conifères. Le lac Mayer présente trois arrivées d’eau (ruisseaux Cott, Pilot, et Gold) et une décharge (rivière Mayer Gold) qui se jette dans l’océan Pacifique. L’habitat côtier est généralement composé de sable ou de galets formant une pente douce, avec une végétation éparse. Le lac Drizzle compte un tributaire et un émissaire, qui se déverse dans l’océan Pacifique. Le fond du lac est surtout composé de sable et de gravier, avec quelques cailloux plus près du rivage. Les niveaux de calcium sont particulièrement faibles et la végétation aquatique est éparse dans ce lac. L’épinoche à trois épines géante passe le printemps et l’été dans les zones côtières pour le frai, et se déplace vers des eaux plus profondes en hiver.

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Biologie

En général, la biologie de la reproduction de l’épinoche à trois épines géante semble similaire à celles d’autres espèces d’épinoches à trois épines d’eau douce, car les mâles construisent des nids et s’occupent des alevins. L’épinoche à trois épines géante mâle atteint la maturité à environ deux ans (lac Mayer) ou trois ans (lac Drizzle). L’épinoche à trois épines géante mâle atteint la maturité à environ deux ans (lac Mayer) ou trois ans (lac Drizzle). La période de reproduction s’étend du début mai à la mi-août. Les mâles se reproduisent jusqu’à cinq fois au cours d’une saison de reproduction. Les femelles déposent environ 250 œufs par ponte dans le lac Mayer et environ 400 œufs par ponte dans le lac Drizzle. Les principaux prédateurs dans les deux lacs comprennent la truite fardée côtière, et le plongeon huard, parmi plusieurs autres espèces d’oiseaux. Les épinoches à trois épines géantes vivent généralement jusqu’à quatre ans dans le lac Mayer et jusqu’à huit ans dans le lac Drizzle.

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Menaces

La principale menace pour l’épinoche à trois épines géante est l’introduction d’espèces envahissantes. Les autres menaces comprennent les changements dans les régimes de prédation (p. ex., par la truite fardée côtière ou le plongeon huard), les perturbations d’origine anthropique (p. ex., activités forestières) et les possibles modifications de l’habitat causées par les castors.

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Protection

Protection fédérale

On envisage l’inscription de l’épinoche à trois épines géante en tant qu’espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). De plus amples renseignements sur la LEP, y compris comment elle protège chaque espèce, sont disponibles dans le Registre public des espèces en péril (http://www.sararegistry.gc.ca/).

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le L’épinoche à trois épines géante Gasterosteus aculeatus et L’épinoche à trois épines lisse Gasterosteus aculeatus au Canada (2014)

    L’épinoche à trois épines géante, dont la longueur standard (LS) moyenne dépasse 75 mm à l’âge adulte, est presque 2 fois plus longue que la plupart des autres épinoches à trois épines d’eau douce. Plusieurs autres caractéristiques morphologiques, sans être uniques, la distinguent des formes dulcicoles dites « normales » : un corps plus fuselé; un plus grand nombre de branchicténies; une armure plus robuste; une pigmentation inhabituelle. Les 2 populations d’épinoches à trois épines géantes confirmées semblent avoir évolué indépendamment l’une de l’autre, et chacune semble, du moins en partie, isolée sur le plan de la reproduction des épinoches à trois épines qui vivent dans les cours d’eau associés au lac qu’elles occupent. Dans l’aire de répartition mondiale de l’épinoche à trois épines, l’épinoche à trois épines lisse représente l’une des rares populations ayant perdu une grande partie de ses épines défensives. Dans ses 3 zones d’occurrence confirmées, cette population se caractérise par la perte d’une ou de plusieurs épines chez la majorité des individus. L’épinoche à trois épines géante et l’épinoche à trois épines lisse semblent avoir évolué indépendamment l’une de l’autre. Les 2 formes, qui contribuent à la grande diversité morphologique observée chez les épinoches à trois épines de Haida Gwaii, jouent un rôle intrinsèque en tant que proies importantes dans leur écosystème. Elles continuent d’apporter de précieux renseignements sur les processus qui participent à l’évolution.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réponse – Épinoche à trois épines géante (2015)

    Cette épinoche d’eau douce est de taille inhabituellement grande et n’est présente actuellement que dans deux petits lacs situés dans des régions assez éloignées. Cependant, les populations pourraient rapidement devenir « en voie de disparition » si des espèces envahissantes étaient introduites, comme il a été observé dans d’autres populations d’épinoches.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation